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Un souffle de mur -80 2015 acrylique sur toile 100x100

Un souffle de mur -80

 

Un souffle de mur -70 2014 acrylique sur toile 100x100 PMP
Un souffle de mur -70 2014 acrylique sur toile 100x100 PMP

Un souffle de mur -70

 

Un souffle de mur -76 2015 acrylique sur toile 100x100 PMP
Un souffle de mur -76 2015 acrylique sur toile 100x100 PMP

Un souffle de mur -76

 

Un souffle de mur -75 2015 acrylique et huile sur toile 100x100 PMP
Un souffle de mur -75 2015 acrylique et huile sur toile 100x100 PMP

Un souffle de mur -75

Les murs révélés -14 2012 acrylique sur toile diptyque 200x100Les murs révélés -14

Les murs révélés -10Les murs révélés -10

Les murs révélés -16 Les murs révélés - La lucidité -16

 

L'idée du jardin -1

 

Un souffle de mur -14
Un souffle de mur -14

Un souffle de mur -14

 

Un souffle de mur -29

Un souffle de mur -29

 

Un souffle de mur -80 2015 acrylique sur toile 100x100

Un souffle de mur -80

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Pascale Morelot-Palu

Architecte et Artiste Peintre

 

Membre de la Fondation TAYLOR,

de l'association des architectes -

artistes LIGNE ET COULEUR,

du Comité National Français

des Arts Plastiques de l'UNESCO,

de l'Association France Chine

Art Expo,

et adhérente à l'ADAGP.

Inscrite à la Maison des Artistes. 

 

Médaillée des Arts, Sciences

et Lettres.

 

 

Pascale Morelot-palu,

artiste peintre de l'énigmatique transparence des murs

par Sarah Noteman - Critique d'art - Octobre 2016


De l’azur du néant, s’érigent avec aplomb des masses ténébreuses aux vertigineuses verticalités telles des calligraphies façonnées de pleins qui se désintègrent pour se réaffirmer au rythme énigmatique de la spontanéité du geste créateur. Chimères hallucinatoires du bâtisseur évoquant un monde aux spectres architecturaux contredisant l’horizon, aux vestiges de monuments stigmatisés par le temps qui se désagrègent lentement. Et puis, oscillant entre macro et micro vision, on ne sait plus si ces structures lointaines ne sont pas leurs réalités intimement scrutées, des parcelles de bâtisses décortiquées, les fragments organiques de ces constructions fantomatiques. A travers ces surfaces aux marbrures veinées de couleurs et bigarrées de textures émerge l’essence même des murs empreints des traces irrégulières du temps, burinés par les éléments terrestres, usés par l’activité humaine, marqués de meurtrissures et d’aspérités.

Chez Pascale Morelot-Palu, le geste est vif et le corps participe à élever les verticales qui rythment ses compositions pleines d’une énergie vibratoire issue de la disposition intuitive des masses, des couleurs et de la lumière. Au jeu complexe, mais visuellement épuré, de transparence et d’opacité, de clair et d’obscur, de plein et de vide, viennent se mêler les différentes écritures picturales de la matière et les effets chromatiques. Une force concrète se dégage des masses noires de la série « Les murs », émanant du dialogue entre l’empâtement de peinture déposé à la spatule de manière incisive, superposé à la sensibilité et à la transparence de couleurs lumineuses qui se dégradent subtilement en des blancs colorés. Cet effet de puissance est réaffirmé par les accidents de matière créé par la rapidité du geste d’où naissent des ouvertures révélant toute la dramaturgie de ces murs. Avec la série « Un souffle de mur », l’œil vibre de par la juxtaposition stratifiée de couleurs pures et la synergie de leurs mélanges insaturés. Le fond et les formes s’équilibrent, se découpant et se liant dans une même mesure, dans un même souffle pictural fluide et spontané relevant d’une sensation soudaine.

 Pascale Morelot-Palu s’inscrit donc dans la lignée des expressionnistes abstraits tel Franz Kline connu pour ses œuvres en noir et blanc élaborées de manière spontanée. Stylistiquement parlant, et non pour sa démarche picturale, les œuvres de Pascale Morelot-Palu font également écho à celles de Pierre Soulages. Aux préceptes de l’abstraction occidentale s’ajoute le désir de l’artiste d’y introduire les principes de la peinture chinoise. En effet, son travail semble animé de calligraphies réduites parfois à un seul trait créant une énergie et un équilibre du plein et du vide. C’est en ce sens que le travail de Pascale Morelot-Palu entre également en résonnance avec les œuvres de Fabienne Verdier qui exploite la matière pour exprimer certaines forces fondamentales.

Construits avec ce que l’environnement direct offre de matières premières, les murs représentent pour l’artiste le signe d’une présence humaine en adéquation avec la nature. Ils dégagent une pléthore de contradictions que la peintre cherche à explorer. « Les murs » et leur coté tangible en tant que masse-obstacle, ceux qui protègent aussi bien qu’ils enferment, ceux qui s’érigent ou qui s’écroulent, ceux qui ferment un horizon ou qui ouvrent sur un horizon. « Un souffle de mur », son idée et son énergie qui apparaît pour disparaitre laissant un éther de mur en suspend.

 « L’art c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme. » Ce n’est pas sans étonnement que Pascale Morelot-Palu se reconnait dans cette pensée d’André Malraux. Des murs émanent une gamme de ressentis que l’artiste nous livre sans détour dans son travail pictural empreint d’une grande sensibilité de la couleur et de la matière, d’une énergie du geste, de rythmes découlant des verticales, d’équilibre des masses et de forces issues des contrastes. Ce que nous absorbons en retour d’une manière brute et non équivoque. 

Nuage de mots

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